25 septembre 2005
Parle à ma main
Ce matin, je me suis dit : " Et si je scannais ma main ? "
Et comme je suis quelqu'un qui ose, qui dénonce, sans se soucier des éventuelles retombées politiques d'un acte mélangeant, disons le clairement, la démagogie outrancière et la manucure populaire, ainsi que la poésie optique du scanner domestique commun, je me lance donc dans ce projet d'envergure gigantesque, et dont la seule et unique finalité est de m'aider à développer une note avec un minimum d'idées.
Honte sur moi, certes, mea culpa et tout le tralala, mais également honte sur vous (meou culpou et tout le trouloulou, donc) pour avoir trouvé le sujet assez interessant pour être encore, en ce moment même, captivé par la lecture de cette note pitoyable et creuse. Ne niez pas, je sais que c'est vrai. Cela dit, je vous comprends. C'est une belle main.

16:15 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
24 septembre 2005
Sombre héros

10:05 Publié dans Crayons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21 septembre 2005
Tristesse d'une étoile et autres ivrogneries.
Une belle Minerve est l'enfant de ma tête
Une étoile de sang me couronne à jamais
La raison est au fond et le ciel est au faîte
Du chef où dès longtemps Déesse tu t'armais
C'est pourquoi de mes maux ce n'était pas le pire
Ce trou presque mortel et qui s'est étoilé
Mais le secret malheur qui nourrit mon délire
Est bien plus grand qu'aucune âme ait jamais scelé
"Pète un coup t'es tout pâle !" m'hurlent les étoiles
Alors que pour ma part j'ingurgite une bière
"C'est pas parce que ta belle a, las, mis les voiles,
que tu dois finir bourré comme une grosse gougère !"
Si même les étoiles me grondent, ou bien m'en veulent,
J'ai plus qu'à me...Blurp...J'crois qu'faut que j'dégueule...
Guillaume Apollinaire & Tamian,
lors d'une soirée chébran chez Blaise Cendrars.
Et ouais, j'connais du monde, moi...
17:00 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Amour
15 septembre 2005
L'instant culture méconnue
"Le papier toilette *Biiiiiiiiip* est d'une qualité supérieure, blanc en deux plis, pure ouate de cellulose en rouleau d'une longueur de 380 mètres (correspond environ à 18 ou 20 petits rouleaux), non prédécoupé (évitant ainsi qu'il ne se casse à l'intérieur de l'appareil). Biodégradable à 100 %, il peut être utilisé dans les sanibroyeurs comme dans les fosses septiques."
Jean-Michel Biiiiiiiiip (1927-1996).
Extrait du Traité à l'usage des incontinents.
00:05 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : coups de gueule
14 septembre 2005
Chez vous ou chez moi ?
Depuis la création de ce blog, il y a une idée qui me trotte dans la tête...
Faire l'amour tout en vous écrivant. Ca peut paraître idiot, mais écrire dans ce blog, je trouve cela d'un sensuel...
Alors oui, mes amis, plutôt que de vous désirer dans le silence, de m'emmurer dans ma solitude alors que nous avons tant en commun, vous et moi...J'ai décidé de passer à l'acte.
Après avoir, par de vils procédés convaincu une belle naïade de faire l'amour devant ce clavier, sur le fauteuil du bureau, et après quelques ecchymoses et plusieurs muscles froissés, après en avoir conclu que cette saloperie de fauteuil ne me veut que du mal, j'ai enfin réussi à me procurer un ordinateur portable.
Je suis donc, en ce moment même, allongé sur mon lit, entièrement nu. Elle est à mes côtés, nue elle aussi. Nous sommes prêts à partager avec vous cette expérience.
La voila qui s'approche lentement pour mez oisuisq fdjijn poerza zfaeljkfdjkl lkjmdfzaljk poizefaùplnsrvbzev%OBNIZOBUEV AEPOBV AVEP%IHVAEPIHVPIHVAE AVEKIBCIUZ°AEPHIAVK/JBQSCOIUGVZO9AVLNKV AZPAVJBAV APHAVE AVOIHVIOUAJ BAPOQôàa apioajzoib ùpnppjnioeP%OJVSLNKSFB ZFBPOIS A%QA¨VIPVIZEOIHAEIYAZ V%PEAPOBZD AEVOIAEVP9VEDBOUEAVJ AEVOIHAEVJUAÜUAEJQ¨J9OHUEAZRGFVUOBAEFK BJAZFIBP AZE IPAEFHAEMFGVBLMFBAEBAEVF .A EMHOzedpihvdPM omzi piohzedpoj p zdans les oreilles et le nombril.
Pfiou. J'allume une cigarette.
Alors...Heureux ?
00:05 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Amour
13 septembre 2005
Fait chaud, non ?
Attendre la mort assis sur une plaque électrique. C'est complètement con comme tentative de suicide, non ?
Faut dire, j'ai jamais été très doué. Petit, suite à un conflit avec mes parents (je me souviens plus de la raison de ce conflit, mais cela devait certainement être méga important...Je crois que ça concernait un goldorak de 50 cm avec les fusées tirées par élastique du bout des doigts. Quand j'y repense, comment j'aurais pu me la péter devant mes copains...J'en ai la larme à l'oeil. A moins que cela ne soit la plaque qui commence à chauffer.) Bref, suite à un conflit avec mes parents, disais-je, j'ai entrepris de faire la fugue du siècle.
Ah ! Qu'ils allaient regretter de ne pas m'avoir offert ce terrible robot des temps nouveaux, cet invincible géant des nouveaux temps, Goldorak le grand ! Résultat, j'ai passé une demi-heure au fond du jardin, et je suis rentré. Impressionnant. Quel génie. J'étais l'inventeur de la première fugue-minute. Le Pizza Hut du rapt. Le drive in de la disparition.
Et ce matin, je suis de mauvaise humeur. Pourquoi ? Une sombre histoire de dentifrice. Alors j'attends. Je suis sur cette maudite plaque, thermostat 4. J'espere qu'on viendra me secourir avant que je ne me brûle totalement le cul.
09:45 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12 septembre 2005
La question du lundi
Tous les lundis, une question de fond.
Me demandez pas pourquoi, c'est comme ça.
Le lundi, je me lève, et je me pose des questions.
Et ça me travaille toute la journée.
Allons y, donc.
"Le type qui fait le poirier toute une semaine...Est-ce qu'il finit par avoir les mains qui puent les pieds ?"
11:55 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11 septembre 2005
Jean d'Arc
"- Je suis celui qui, jour après jour, se rapproche des nuages ! Je suis celui que rien ne peut atteindre. Je pousse, je pousse, quelque soit le temps, quelque soit l'époque, je pousse vers le haut ! Je suis imperturbable, je suis le chêne !
- Je suis celui qui dort sur toi qui pousse ! Je dors dans tes branchages, je vis à ton sommet. Je vais là où il me plaît d'aller, je suis la liberté. Je vole, je vole, pendant que tes racines t'empêchent de gambader, je vole tant que je veux ! Je suis partout chez moi, je suis l'oiseau !
- Je suis celui qui soutient tes ailes ! Je suis partout, autour de vous. Je souffle, je souffle, je ne connais ni fatigue, ni ennui, je souffle sans répis ! Invisible, et pourtant perceptible, je suis le vent !
- Je suis celui qui brûle, qui vous donne vie ! Je suis si haut, et pourtant si proche. Je vous réchauffe, je vous nourris. Je brille, je brille, je vous réveille le matin, je vous insuffle tout mon amour, je brille pour vous tous ! Je vous éclaire, je suis le bonheur, je suis le soleil !
- Je suis celui qui voudrait bien dormir, alors si vous pouviez baisser d'un ton..." dis-je, couché dans l'herbe, alors que je me concentrai sur ma sieste.
22:55 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10 septembre 2005
Caprice des dieux
La pluie bat sur les carreaux.
Je me leve lentement, assommé par l'idée de me rendre au bureau.
Revoir toutes ces fouines et autres blaireaux qui me demanderont comment s'est passé mon week-end. Les pénibles. Comment pourraient-ils savoir que justement, hier soir, tu es partie. Que tu ne m'as laissé en souvenir que ta brosse à dents usée sur le rebord d'un lavabo, témoin passé de notre amour et de nos embrassades au sortir de la douche.
Je vais devoir encore mentir, faire croire que tout va bien. Ou pas. Et si pour une fois, je me laissais aller, et si pour une fois je les envoyais se faire voir, ces petits miteux qui tentent de pénétrer ma vie privée sans remords.
Oui, je vais faire ça. Pour une fois.
Je suis à présent excité à l'idée d'enfoncer mon poing rageur dans la tronche du premier collègue trop curieux. Je me précipite dans la salle de bains, branche mon rasoir électrique, fais couler l'eau. Quitte à casser quelques dents au bureau et à finir au poste de police où m'attendra la séance photos d'usage, autant me présenter sous mon meilleur profil.
Tout va très vite. Je ne sens même pas le courant circuler dans mes veines. La mort m'emporte sur le coup. Je voulais casser des dents, voila que je casse ma pipe.
Je suis surpris de constater que la fameuse lumière blanche existe bien. Je suis attiré, aspiré. A la sortie du tunnel, un homme, beau, majestueux. Saint Pierre.
"T'aurais quand meme pu enfiler un slip avant de venir", me dit-il...
00:05 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09 septembre 2005
Romance d'été pour fesse cachée
mimes de rue sont de retour. Elle
habite là, dans ce quartier que j'ai tant
aimé. Je franchis la grille, car je
dois lui avouer mes sentiments.
C'est elle qui m'avoue tout.
Elle se déclare en regardant ses
pieds. Je souris, et la serre dans mes bras.
09:25 Publié dans Elles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Amour

