« Plitch plotch firent mes godasses | Page d'accueil | Le Club des Cinq »
10 juin 2006
Les anecdotes de tonton Tamian - Vol 3
J'ai 27 ans, jeune employé dynamique, propre dans sa tête (à l'époque) mais fringué comme un pouilleux (encore aujourd'hui).
Je me rends à mon travail comme tous les jours, de bon matin, vers 10h, 10h15 (ok 11h45). Je sors d'un pas alerte du métro, esquive habilement un vendeur de marrons chauds, deux vieilles charmantes personnes âgées qui laissent traîner derrière eux, le bras tendu, leur putain de sac à roulettes moche à carreaux moisis sac à provision, et je m'engoufre dans le bus.
Comme tous les jours également, le bus est tellement bondé que les passagers tiennent tous debout sans se tenir à un quelconque support, personne ne bouge (ne pas pêter, Tamian, surtout ne pas pêter), je sens une respiration chaude dans ma nuque et je prie pour que la demoiselle de devant ne se fasse pas d'idée lorsque, voulant réhausser la lanière de mon sac à dos qui glisse le long de mon épaule, je lui effleure les fesses du dos de la main.
C'est ce moment que choisit ce débile à vélo cycliste imprudent pour débouler sans crier gare devant les yeux effarés de notre chauffeur, qui pile brutalement...
Tout le monde est alors brusquement propulsé vers l'avant avec une synchro parfaite, et tous les passagers, tels des dominos cascadeurs, commencent déjà à se ramasser la tronche par vagues.
Tous sauf un. Moi. Car dans un élan de lucidité inouïe, je décide de saisir la barre verticale située à ma droite. Je n'ai que quelques centièmes de seconde pour réagir. Je tends le bras d'un geste ferme...
Mais mon bras, pas encore totalement déplié, est stoppé net à mi-course. *Crunch*. Bah, qui est-ce qu'a fait crunch ?
J'ai peur de comprendre, je tourne lentement la tête vers la droite, et j'aperçois cette jeune fille toute mimi. Enfin je suppose qu'elle etait mimi, à l'origine. Parce que sur ce coup la, on voit pas grand chose derrière sa main qui cache le milieu de son visage et d'où s'écoule un filet de sang...
Oui m'sieurs dames. Pour ne pas m'écrouler honteusement, je viens d'exploser la tronche de casser le nez d'une charmante jeune fille.
Autant vous dire que je ne suis pas prêt d'oublier les murmures d'indignation qui retentirent dans le bus ce jour là, et le regard de cette fille à qui, sous le choc, je n'avais rien trouvé d'autre à dire que : "ça va ?" et qui m'avait répondu d'une voix nasillarde "moui moui, gna va"...
Elle n'a jamais voulu que je l'accompagne hors du bus (celà dit je la comprends, y avait de quoi pester après moi), et je n'ai jamais connu l'ampleur des dégats causés. Puisse-t-elle un jour passer sur ce blog et découvrir à quel point je regrette d'avoir été ce jour là le "pauvre connard qui lui a foutu son coude dans la gueule".
00:05 Publié dans Elles | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Commentaires
J'ai pire, tu connais la couille qui fait sprotch?
Ecrit par : Korgy | 10 juin 2006
J'en veux d'autres des anecdotes, moi!!!! Au départ, j'avais imaginé que dans ta hâte, t'avais attrapé un nibard qui traînait (excusez l'expression), même si j'imaginais pas bien comment ça pouvait faire scrountch...
Allez! Une autre! Une autre !!!
Ecrit par : fofi | 10 juin 2006
roptin!!!! t'as une vie trépidante!
Ecrit par : pimprenelle | 11 juin 2006
si jamais t as le malheur de recommencer,laisse lui ton N° pour lui offrir un verre pour t'excuser des dégâts causés...je ne dis aps qu'il faut utiliser cette méthode comme plan drague hein! ;-)
Ecrit par : lafouine | 12 juin 2006
Tu me dois 2500 francs (ben ouais à l'époque) pour les frais d'hospitalisation. Merci d'adresser un chèque (en euros cette fois-ci) à l'ordre de Slanka, tout simplement, ben voui ça passera!
Ah au fait... : connard!
.
.
.
.
Bon allez, une bise quand même.
Ecrit par : Slanka | 13 juin 2006
"Et c'est un ter-riiiiible coup de la corde-à-liiinge qu'il lui a infligé lààà ! Magnifiiiiique, c'est magnifiiiiique !""
Ecrit par : mexen | 13 juin 2006
ah non slanka je viens de me rappeler que c'était ...moi!et le visage fracassé m'a couté 2500 euros d'hospitalisation (bon en chambre privée avec tv mais fallait bien ça pour me remonter le moral!)
Ecrit par : lafouine | 13 juin 2006
J'suis sûre qu'elle te remercie d'avoir pû s'offrir une rhinoplastie aux frais de l'assurance, va ! T'es un saint.
Ecrit par : Kir | 14 juin 2006
Trop fort! En même temps... le bus... prenons la voiture, c'est peut être moins risqué niveau "coup de coude"... mais bon pour les cyclistes, ça nous arrange pas plus que ça... ^^
Et ça m'a étonné que Pimprenelle n'ai pas commer (du verbe "commer" : je comm, tu comms, il/elle comm... attention diphtongue à la premiere personne du pluriel au plus que parfait) sur la note en lien où on découvre un aperçu (suffisant?) de ta garde-robe... ^^
Ecrit par : Tom | 20 juin 2006

