11 août 2006
Pendant mes vacances, je bulle.
- Salut.
- Salut.
- Ca fait longtemps que t'es par ici ?
- Je suis arrivée il y a quelques temps déjà, avec les copines.
- Moi j'arrive à l'instant. Ca a l'air sympa par ici.
- Sympa ? Ecoute, euh...Machine. J'ai déjà pas mal roulé ma bosse, j'ai trainé ici et là pendant 8 secondes entières. Et je peux t'assurer que c'est pas aussi sympa que tu veux bien le croire.
- Ah ouais ? Pourtant...
- Pourtant ? J'ai vécu pendant 4 secondes avec Jocelyne. tu te rends compte ? 4 secondes ! La moitié de toute ma putain de vie ! Et pour quoi ? Pour la voir mourir contre ce mur sans rien avoir pu faire pour la sauver ! Merde...
- Du calme l'ancêtre...C'est la vie ça, c'est partout pareil.
- Ouais ben ça va changer, c'est moi qui te le dis. Tu vois ce grillage ? On a juste à le passer et après c'est le grand espace, la liberté. On passe par un de ces fichus trous, et on est libres ! Libres, tu m'entends ?!
- Ouhla, ça va être ric-rac quand même. On doit être à peine plus petites que les trous. J'dis pas que c'est impossible, mais va falloir rudement bien négocier la manoeuvre.
- C'est là que mon âge va m'aider. Toi t'auras plus de mal, t'as pas l'expérience, et j'en suis désolée pour toi. Mais je vais t'aider. Faut y croire ma fille, faut y croire.
- Y croire...Ouais ben je crois surtout que je vais y passer dans cette aventure ! Facile à dire mémé ! t'as déjà vécu tant de choses !
- On a jamais assez vécu. Dans ma tête, j'ai encore 3 secondes. Allez, on s'approche...
- Oh putain...C'est pas grand quand même...
- T'es prête ? A mon signal, tu te laisses tranquillement porter par cette petite brise, puis tu roule un peu en arrière pour suivre ce léger vent chaud. T'as compris ?
- Mais qu'est-ce que je fous la moi...
- T'as compris ??!
- Ouais ouais c'est bon.
- Allez fais ta prière, et on y va.
- Une prière ? Mais j'ai pas de prière moi ! Il en fallait une ? Hey, il en fallait une ???
- Go ! Tout doucement, tu prends la brise et tu suis le mouvement.
- Ouéééééééééé c'est bon grand-mère...Ca roule tout seul...
- Bien ! Maintenant, une légère roulade vers l'arrière, et on retombe doucement sur le courant d'air chaud qui arrive.
- OooOOOOoooOOOH...YES ! Et ensuite ?
- Ensuite, tu laisses aller, petite...On approche droit dans le trou...On attend, et...Oh et pis merde, ferme les yeux gamine, ferme les yeux et serre les dents ! On se retrouve de l'autre côté !
- Oh putain putain putain putain....
*Noir*
Ne pas encore ouvrir les yeux, attendre l'autre côté du grillage.
*PLOP !*
Qu'est-ce qui a fait "plop" ?
Bordel, qu'est-ce qui a fait "plop" ?
Faut que je sache. Allez, ouvre les yeux. Maintenant.
*Lumière*
- Oh la vaaaaaaaaaaaaaaache !!! On est passées ! On est passées !!!!!! Mémé, on a réussi ! Mémé ? Mémé ?????
Faire demi-tour pour aller rechercher la vieille. Attends, je vais essayer de prendre appui sur cette herbe haute, là. Je rebondis, et je m'élance en arrière. Ouaip, c'est un bon plan ça. Attention, je me pose en douceur...Voila, mainten*PLOP !*
11:55 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
10 juillet 2006
Prosper
Parfois il ne sait pas s'il est à la hauteur.
S'il fait bien, s'il fait mal.
Si leur regard rempli d'amour est éternel, s'il ne leur injecte pas ce qu'il a de plus mauvais en lui.
"J'vous envoie tout en vrac, vous ferez le tri"
Personne lui a appris, ca se trouve où l'instinct nécessaire ?
Dans quel rayon, dans quel nerf, dans quel parcelle de son être ?
"Y a qu'à laisser aller" Putain ! Mais aller où ?
Il y met une dose de pardon par ci, une louche de calins par là.
Il réclame leur pardon à son tour pour cette main qu'il a failli lever.
Et ils lui offrent, sans hésiter.
La vie est chiante parfois depuis qu'ils sont la.
Mais y avait pas de vie avant eux.
Il leur a offert une vie, ils lui ont offert la plus belle.
Pour eux, il est le meilleur, c'est certain. Mais pour lui ?
Est-ce qu'il fait bien, est-ce qu'il fait mal ?
Il devrait une fois pour toutes admettre qu'il est à la hauteur.
Pauvre père, youplaboum !
08:10 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04 juillet 2006
Les mains ont la parole
- Il dort, c'est bon.
- T'es sur ?
- Ouais ouais, chuis completement détendu, c'est qu'il dort.
- Ok...Ca va toi ?
- Mouais, tu sais ce que c'est, la routine...
- Ouaip, comme moi quoi. Tu me manques, tu sais.
- Toi aussi...Mais tu sais bien qu'on ne peut se voir que quand môssieur l'a décidé...
- Encore hier, passer toute la journée à danser si près de toi sur ce clavier, à t'effleurer parfois du bout du doigt...J'en ai eu des frissons toute la soirée.
- Je sais. Heureusement que parfois il nous serre tres fort l'un dans l'autre jusqu'a ce que l'on craque dans un soupir. - S'il n'y avait pas ce contact fugace entre nous, je crois que la vie ne vaudrait pas le coup d'être vécue. Autant se faire amputer !
- Je ressens la même chosaaaAAAAAAAAAHHHHHHHH !!!!
- Maxime ? Maxime !!! Ou es tu ?!
- La...
- Ouffffffff...Tu avais disparu.
- Ouais. Une fesse à gratter. Boulot pourri.
- M'en parle pas. Y a 10 minutes à peine je devais encore récurer ses narines. Un jour tout cela devra cesser. Je me débarasserai de lui, et nous pourrons vivre notre amour pleinement.
- Te débarasser de lui ? Tu n'y penses pas !
- Si. La prochaine fois que je l'aide à enfiler ses lunettes, j'lui crève un oeil.
- D'accord ! Alors moi aussi je veux être dans le coup ! La prochaine fois que je lui gratte une couille, je...Ah non, ça serait vraiment trop moche, ça.
- Oui, quand même. On a beau n'être que des mains, on en est pas des monstres pour autant...
11:35 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
21 juin 2006
Quand on est le roi des animaux...On porte un slip.
"Au delà de la nuit, dans le Kalahari,
le lion va, rugissant comme un gros chat qui miaule
car le sable brûlant chauffe ses roubignoles."
(Coyote)
Temps orageux, il fait une chaleur à crever, et mon ventilateur est en rade.
Miaou.
18:20 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
19 juin 2006
Les mains dans les poches
Les poings serrés, les bras tendus, les poignées de main, pointer du doigt, main dans la main, les bras ouverts, la main sur le coeur, le poing levé, les mains sales, les mains jointes, les doigts croisés, une main tendue, un coup de pouce, un majeur tendu, le doigt dans l'oeil, la main au feu ou à couper, une main aux fesses, un poing dans la gueule, une accolade, un bras d'honneur...
Dans la poche de mon blouson, ton numero de téléphone.
Je le sais, je ne l'ai pas oublié.
C'est juste que je ne vis pas les mains dans les poches.
21:10 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12 juin 2006
Le Club des Cinq
Puisque vous etes quasiment toujours les meme à lâcher des commentaires sur ce blog, il est normal que je m'adresse directement à vous, le ptit groupe du fond, la ! Oui vous, le club des cinq ! Je veux dire toi, toi, toi, toi, et toi !
Parce que ca fait un ptit moment qu'on se croise par blogs interposés et que, sait on jamais, il peut tres bien m'arriver une nouvelle fois d'avoir envie de laisser cet endroit à l'abandon, et si je ne dois pas vous recroiser, autant vous dire maintenant tout le bien que je pense de vous ^^
Fofi : La ptite demoiselle en robe à fleurs avec le fusil à pompe dans le dos. Trash juste ce qu'il faut, classe comme il faut :) Passe de la note serieuse et touchante au "j't'encule !" sans sourciller. On aime ou on aime pas, moi je suis fan :) Juste faut pas que je le dise trop fort, sinon j'vais me prendre une hache dans le bas du dos, hein Korg ? :)
Korg : Le sale gosse (et c'est affectueux ^^) par excellence. Plus je lui sors des conneries grosses comme moi, et plus il renchérit, ce salopard :) Aucune limite ? Probable...En tout cas lui causer ça aère la tête, même si ca façon à lui de vous l'aérer c'est de la plonger dans une fosse à purin en ricanant bien fort façon Amadeus ^^. P'tit con va :)
Mexen : Lui c'est le mec qui énerve :) Un blog loin d'être con, une gueule de boys band, sympa, marrant, critique...L'idôle d'une génération, quoi. Comment ça j'en rajoute ? Même pas vrai ! Bon ok, une critique alors : Quand il est avec madame, hop, il disparait de la circulation ! :) Lâcheur va ! UN TROU DU CUL !
Jude : La pompidop-girl, ca résume bien :) Toujours sur la breche entre la note futile qui sait se rendre nécessaire, et la note grave qu'elle prend avec légèreté. Mélangez ça à la perfection, et vous obtenez la copine attachante qu'on aime bien savoir jamais très loin lorsqu'il s'agit de quitter la monotonie du quotidien.
Pimprenelle : Bah...Cette petite nana me fait marrer ^^. Prete à toutes les excentricités (tant qu'il s'agit pas de sourire trop souvent :p), ce ptit bout de femme a réussi a m'accrocher alors qu'elle racontait pendant toute une page l'avancement de la couture de sa tenue de scene...Si ça c'est pas du talent, j'y connais rien ! :) Chuis sur qu'elle réussirait à rendre un épisode de Derrick passionnant si elle le racontait sur son blog.
Voila voila...Un ptit monde attachant auquel on se fait très vite, mine de rien :)
Ajoutons à cela regulièrement de nouvelles têtes dans mon paysage virtuel, de nouveaux blogs a parcourir, comme celui de Slanka, Lukka, Osmany...
Nan, vraiment, on s'y sent bien, dans cette blogosphère finalement :)
13:10 Publié dans Lui | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
07 juin 2006
J'ai jamais dit que j'etais quelqu'un de bien
Un vieux texte retrouvé par hasard :
"On se jauge, face à face. J'ai tort, tu as tort, et on le sait. A une époque, on en riait. Tu m'arracherais les yeux si tu le pouvais, hein ? Je le ferais aussi, compte sur moi.
Le calme avant la tempête, on se répète en tête nos plus belles injures, nos coups les plus bas. Les chiens sont prêts à être lachés, les démons prêts a dévorer ta chair, mon amour. Tu ne te méfies pas assez de moi et du monstre qui m'habite. Arrête de me faire du mal ou je lache la bride.
Tu lances l'assaut de ta voix glaciale qui me pénètre droit au coeur. C'est le vent de novembre qui porte tes mots, Mais si, souviens toi, ce vent qui te poussait autrefois à te jeter dans mes bras, moi qui n'attendais que ça. Putain ce vent je le prend en pleine gueule aujourd'hui, et mes bras restent à la verticale. Ils ne sont la que pour empêcher mes poings de se lever et de s'abattre sur toi, mon ange.
Tu continues, tu ressasses les souvenirs les plus douloureux. La belle déclaration de suicide que voila. J'encaisse les coups sans rien dire, mais, et tu le sais, au premier temps mort, à ta première inspiration, la riposte sera cinglante. Tout est écrit dans ma tête. Tes erreurs, ton jugement, tes doutes. Ca va voler bas ce soir, et j'y suis préparé. Dans les starting blocks, le verbe meurtrier trépignant derrière les dents, la rage au ventre.
Oh non, ne pleure pas, pas cette fois. Ca ne te sauvera pas mon coeur. Tu es allé trop loin, comme toujours, mais cette fois j'ai la tête qui explose.
Et puis...Et puis...Et puis derrière les larmes je retrouve ton regard, celui des débuts. Celui qui avait un sens et qui m'appartenait. Celui qui me disait : Tais toi et aime moi. L'espace d'un instant. Qu'est-ce que je voulais dire déjà ? Ah oui. Ne pas perdre de vue le combat.
Puis tu me tournes le dos, et je revois la fille que j'ai croisé dans la rue ce jour la. Mon dieu que tu etais belle. Tu l'es encore plus aujourd'hui, peut etre. Evidemment. C'est certain. Pourquoi on en est là ? C'est comme ça pour tout le monde alors ? Je sais pas, mon amour. Quoi ? Non, bien sûr que je t'aime encore. C'est juste que. Je sais. J'aurais pas du non plus. Oui, on est cons.
Pardonne moi, pardonne nous. Parfois c'est quand tout semble mort qu'on se met à y croire.
Mais y a des fois où vraiment...Tu fais chier."
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06 juin 2006
Mission pas très facile

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02 juin 2006
Panne d'un soir
Lui : "Je sais pas ce que j'ai, aujourd'hui j'y arrive pas"
Elle : "Comment ça se fait ? Un coup dur ?"
Lui : "Ben non, justement..."
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22 mai 2006
Est-ce un avion ? Est-ce un oiseau ? Non...
Je dois vous avouer une chose...
Je ne suis pas un homme comme les autres. En effet, lorsque les circonstances l'exigent, lorsque l'humanité a besoin d'aide...Lorsqu'il n'y a plus d'espoir...Et surtout lorsque Batman, Superman, Spiderman et cie sont en RTT...
Je deviens Bob Justice, le super héros pas très super, ni très héros, mais qui porte à merveille les collants et le slip par dessus siouplait.
*Bob Justice prend son élan et saute vers la fenêtre*
SBLAMMM !
*Bob sort un petit carnet, et note ces quelques mots :
"TOUJOURS ouvrir le volet roulant avant de quitter une pièce par la fenêtre..."*
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